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La question était : que pouvions nous faire ? Pourrions-nous nous lever chaque matin, prendre une douche, nous habiller et aller travailler ? Pourrions-nous avoir les idées claires ? Pourrions nous évité de tenir des propos déments quand ils nous venaient à l'ésprit ? Certaines d'entre nous le pouvais, d'autres non. Nous étions toutes "marquées" ? Il y a toujours une note de fascination dans la répulsion. Qu'est ce qui rend une situation effrayante ? Le fait qu'elle est susceptible de vous arriver. Sinon, vous n'avez pas vraiment de raison de la craindre. Par conséquant, une personne dite "folle" qui ne parle pas toute seule et qui ne roule pas des yeux est plus inquiétante que si elle se comportait comme une vraie frappadingue. Parce que, face à une "folle" qui se conduit "normalement", vous vous posez forcément la question : quelle différence y a t'il entre elle et moi ? Laquelle question mène à la suivante : qu'est-ce qui me préserve de l'asile ? Voilà pourquoi un "marquage" général est utile. Certains individus ont plus peur que d'autres. "Vous avez passé près de [4 mois] dans un asile de fous ? vous ? Mais pourquoi, grands dieux ? je n'arrive pas à le croire !" traduction : si vous étez folle, alors moi aussi; or, je ne le suis pas, donc il y a erreur quelque part. "Vous avez passé près de [4 mois] dans un asile de fous ? Qu'est ce qui n'allait pas chez vous ?" Traduction : j'ai besoin de connaître les caractéristiques de la folie pour m'assurer que je ne suis pas fou. "Vous avez passé près de [4 mois] dans un asile de fous ? Hum ... c'était quand exactement ?" traduction : êtez vous encore contagieuse ? J'ai cessé d'en parler aux gens ... Une vie volée. Tags :
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